Comme une envie de Bali

IMG_6899

Presque 10 mois à “bosser” sans congés. Eh bien, à l’occasion des fêtes de Pâques, je suis repartie à Bali; 6 ans après mon premier voyage!

En Australie, Pâques c’est pas juste acheter des œufs Milka et les planquer partout dans l’appartement; c’est une des fêtes les plus importantes de l’année avec deux jours fériés (!!!), le Good Friday et le Easter Monday. On ajoute à ça le weekend de pâques + Anzac Day (journée commémorative de la bataille de Gallipoli lors de la 1ère Guerre Mondiale) qui tombait le vendredi d’après + le weekend qui suit = 10 jours off si on en prend que 3!

C’est clair que ça aurait été intéressant de voir le Easter Show de Sydney (un mélange de salon de l’agriculture/foire de Paris/foire du trône) et boire comme des trous pour l’anzac mais refuser un voyage à Bali (presque) tous frais payés, ça aurait été ridicule. On a engloutis rapidement un Hot Cross Bun le vendredi de pâques, la fameuse brioche dont tout le monde parle – Les kids qui bossent avec moi et Derrick n’avaient pas arrêté de me dire à quel point ces fameux buns au chocolat ou au raisin étaient super délicieux  – mais qui, au final, n’étaient pas tip top car on l’avait acheté la veille à 22h et il ne restait qu’un seul paquet, la version “nature”.

Bref, départ donc pour 10 jours de relaxation intense, et ça commence mal avec les galères de la compagnie Jetstar et de l’immigration indonésienne. Le vol, initialement programmé à 17h a été retardé pour je ne sais quelle raison technique et a finalement décollé à 19h. Faut croire que c’est une habitude, personne ne prend la peine de demander des explications haha. Bref c’est la compagnie aérienne la plus pourrie avec laquelle j’ai voyagé jusque là. En plus d’être en retard pour tous leurs vols, les sièges forment un angle droit et ils nous ont passé, des documentaires les plus loufoques du monde sur les écrans: un sur l’équipe de football américaine de Miami des années 80, un sur Madonna et enfin, sur le VTT Red Bull. Tout ça pour qu’on leur supplie de nous ramener une tablette avec films pour la modique somme de 50$! On est arrivés à l’aéroport flambant neuf de Denpasar à 23h30. Je me souviens encore du tout petit aéroport à l’architecture balinaise si authentique avec des poutres en bois, des statuettes de divinités hindous et l’odeur des encens se consumant. Mais là, on avait face à nous un aéroport moderne, blanc et… énorme. On se fait transporter par le flot le tsunami de touristes majoritairement australien qui nous emmène dans une sorte de hangar énorme, l’immigration.

On a du faire la queue pendant 10 ans pour payer les frais de visa.  La belle mère de Derrick nous avait confirmé qu’ils avaient payé 27 AUD et on avait juste sur nous 60 AUD. Arrivés au comptoir, on nous annonce que le visa est de 31 AUD (ou 25 USD). L’arnaque lol. On était short de 2 dollars!!! Les boules. J’ai du faire l’aumône auprès de nos voisins, des français qui ont été assez sympa pour nous dépanner, avant que la madame nous dise “pas de pièces”. Bref on a du sortir de la queue, trouver un distributeur dans ce chaos pour retirer des roupiah et refaire la queue pendant 10 ans. Deuxième étape, refaire la queue mais cette fois, pendant 300 ans! C’était telleeeeement long. Petit sticker collé dans notre passeport et hop direction Sanur avec notre chauffeur Kadek (enfin c’est pas notre chauffeur mais celui dont les parents de Derrick appellent quand ils ont besoin). On est quand même sortis de l’aéroport à 1h du matin (et encore on avait pas de bagages a récupérer), affamés et au bout du rouleau…

DSCN7869IMG_6907

Sanur fut le premier stop de notre voyage. C’est une petite ville super tranquille avec peu de choses à faire. On en a profité pour justement ne rien faire. C’est une station balnéaire bien développée par le tourisme avec une abondance de restaurants chics et moins chics où on s’est gavés à mort de fried rice/noodles, des villas et resorts de luxe, des vieux touristes de 70 ans portant des chemises hawaïennes ou en batik (pour s’imprégner encore mieux de la culture!), beaucoup de mioches, des boutiques souvenirs qui vendent tous exactement la même chose et beaucoup de salons de massage pas cher. Les plages ne sont pas époustouflantes car elles ne sont pas super clean et bondées de bateaux à balancier échouées un peu partout sur le sable rugueux. Mais elles sont prisées par les familles pour les vagues inexistantes! Sanur nous avait surtout servit de base pour visiter le sud de la péninsule!

Christina, la belle mère de Derrick, voulait absolument nous emmener à Blue Point, au sud de l’île. La trajet était à lui seul, une aventure: des voitures et des scooters partout partout qui klaxonnent sans arrêt et qui doublent aussi bien par la droite que par la gauche même si un camion arrive à contre sens et à toute vitesse – parce que oui, ils croient qu’en klaxonnant tu vas les laisser passer. Mais bon ça marche. Bref c’est le bordel et arrivés à Blue Point, on a plus l’impression d’être à Bali : des touristes et seulement des touristes. La vue est impressionnante à partir du bar où on s’est posés et on peut voir des surfers kamikazes sur des vagues de malade. En contrebas par contre, un dédale de petites ruelles et de boutiques souvenirs un peu ghetto. On se croirait dans des favelas! On se fraie un chemin jusqu’à la mer et tadaaaa! Y avait des surfeurs fous et des nanas écervelées qui se jetaient corps et âme dans une eau super agitée, entourée de rochers tranchants.

Pas trop loin de Blue Point, on trouve Uluwatu, le super temple au bord de la falaise habitée par des singes féroces et obèses. Mais wahouw c’est blindé de touristes! Avant d’entrer au temple, on nous a wrappé avec un batik violet et on nous a proposé d’acheter de la nourriture pour les macaques. On se sent agressés dès qu’on franchit les portes avec le sachet de ramboutan à la main. Les singes nous suivent, enfin, suivent le sachet et n’hésitent pas à tirer sur notre batik pour “gratter” la bouffe. Y en a même un qui s’est jeté sur moi, a arraché le sac de mes mains et a fuit avec, incognito. Plus loin, on voit d’autres singes nager au milieu de ramboutans ou essayer de sortir les fruits d’un énorme sac qu’ils viennent juste de voler. Une vraie orgie de ramboutans quoi haha les pestes! Bon à part ça, le temple est sublime. La vue est incroyable, les singes amusent les petits comme les grands, un must de la région!

On a aussi été visiter le Turtle Island et honnêtement, arrivée sur place, je me suis demandée ce que je foutais là! Je savais même pas qu’il y avait des tortues à Bali! Le Turtle Island se trouve au large de Nusa Dua, THE place pour les “sports aquatiques” (jetski, banane, plongée dans les algues…). Un vrai cirque. Il y avait au moins 20 jetskis à l’eau, 3 mecs accrochés à leur parachutes et tiré par un bateau, 3 bananes, des plateformes de plongées bref le gros n’importe quoi. Après juste un court voyage en bateau, on arrive enfin sur le fameux Turtle Island. J’avais en tête une petite réserve avec des rangers nous disant de ne pas faire ci ou ça. Voilà en fait à quoi ressemble le Turtle Island:

DSCN7776

Tu parles d’une Turtle conservation. Lorsqu’un touriste arrive sur l’île, les mecs, clope au bec, attrapent l’une d’elles, dans une eau sale et peu profonde, fermée par des murs; pour qu’on puisse la prendre en photo ou pour qu’un gamin s’assied sur son dos! Bon bref en gros : à éviter absolument. Les tortues sont clairement là pour enrichir des mecs minables qui vous demandent sans arrêt de leur tipser, de consommer au bar de la “réserve” et de passer par la boutique souvenir. Passez votre tour à tout prix.

Bon Sanur, qu’on appelle aussi “Snore” (ronfler) est vraiment une ville super tranquille. Trop tranquille. On a donc décidé de partir voir à quoi ressemblait Nusa Penida qui est à ce qui paraît, la dernière île authentique de Bali…

Advertisements

8 thoughts on “Comme une envie de Bali

  1. Tes anecdotes m’ont bien fait rire, surtout celle de l’aéroport où vous avez attendu, attendu, et encore attendu…^^. Euh et sinon, c’est quoi des bananes? lol. La photo où ils tirent la tortue, plus ce que tu écris me donne mal coeur pour ces tortues…

    Liked by 1 person

    1. Oui Jetstar c’est vraiment pourri! Au retour, ça sentait le vomi! Juste avant le décollage, une nana a appelé l’hôtesse pour qu’elle nettoie sa tablette, pleine de vomi haha et oui les pauvre tortues du centre, c’est vraiment abusé… Je sais même pas si à l’origine il y a des tortues à Bali mais bon

      Like

  2. Super article ! :)
    J’avais entendu parler de ces “activités” tortues !! C’est inadmissible !
    Vous avez payé pour ca ? Pauvres tortues !!!

    Sinon moi j’avoue que l’on a pas aimé Sanur. Bcp trop “ville”, pollution, et plage sans interet.
    Après on a pas tout vu faut dire. Mais comparé à Ubud, ou ses alentours, ou à Mundunk, je trouve que Sanur n’a rien de très “Bali”. Ce n’est que mon avis bien sur :)

    Like

    1. Oui, on ne savait vraiment pas à quoi s’attendre mais c’est clair que là c’était le gros n’importe quoi, ça nous a écoeuré!!! Si tu veux du vrai Bali, faut aller sur Nusa Penida !!! ;)

      Like

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s