Bamboo submarine

Vous savez le super job que j’avais décroché en Malaisie dans un hôtel 5*?! Eh bien c’était du vent! Fraîchement rentrée de Birmanie, je me retrouve une nouvelle foisà Kuala Lumpur, à me tirer les cheveux pour savoir où cela en est! Le big boss me dit que le visa n’est même pas prêt, bref je me dis que c’était trop beau pour être vrai! Je book donc mon vol pour la Thaïlande, départ le lendemain! En attendant, je me retrouve donc avec ma nouvelle copine Ashany, rencontrée dans le dortoir du Raggae Guesthouse. Elle est anglaise, voyage avec 3000£ depuis 7 mois et revient d’un stage en méditation quelque part dans la jungle malaisienne.

Et c’est ensemble qu’on revisite la capitale! Elle part ensuite pour les Philippines et moi pour Chiang Mai, où Derrick m’attend.

Le vol est super tôt. 7h00 du matin, idem pour Ash. On décide donc de dormir à l’aéroport comme des clodos pour économiser une nuit d’hôtel utilisée à moitié. Elle part de KLIA et moi de LCCT, le VRAI aéroport de clochard où il n’y a même pas de bancs pour dormir. Il y a pleins de gens qui dorment par terre ou encore sur les bancs du Mcdo haha. Elle me retrouve une heure plus tard en m’annonçant que son vol partait en fait de LCCT et qu’elle a loupé son vol (elle dit merci à tous ceux qui étaient sûrs a 100%). Elle a dont dû acheter un nouveau billet, on avale ensemble un happy meal puis on part s’enregistrer!

J’arrive à Chiang Mai avec une banane fripée. J’ai peur de me faire recaler par la douane car je n’ai pas de billet retour mais l’agent ne m’a rien demandé et c’est avec un grand sourire qu’elle me tamponne mon passeport! Je retrouve Derrick qui ressemble à un personnage de  Bioman avec son casque de moto. Il est venu me récupérer en scooter et on se sent tellement léger car cette fois, on sait qu’on voyagera ensemble pour une durée indéterminée. Buddy, le gérant américain du Dixie Pig m’accueille à bras ouvert et me dit que tous les frenchies de la ville sont dans le guesthouse d’en face lol. Avant de partir au temple, il nous avait demandé notre date de naissance pour savoir quel bouddha nous correspondait. Apparemment, je suis le lazy bouddha!

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Après une heure de scooter, on arrive au sommet de la colline où un temple super doré apparaît. Il fait chaud, beau et le temple est tellement poli que ça fait mal aux yeux! Mais le temple est sympa, et tout comme en Birmanie, les moines sont cool et hi tech!

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Je ne sais pas pourquoi mais je pensais que Chiang Mai était une petite province tranquille avec des rizières à perte de vue. Tu parles! C’est une ville où tu trouves plus de touristes et d’expatriés au mètre carré que de locaux. A part ça, c’est véritablement une ville sympa. Les marchés de nuits sont particulièrement animés et colorés, les boutiques de massages s’alignent les unes a côtés des autres et proposent des massages à des prix défiant toute concurrence et les spécialités culinaires de Chiang Mai sont vraiment délicieuses. Aussi, les librairies sont très nombreuses et tous, ont des tonnes de livres en français (tout ça pour dire qu’il y a énormément de français à Chiang Mai). Malgré cela, Derrick et moi partons dans la jungle pour 3 jours/2 nuits pour une expédition combinant randonnée, elephant riding, rafting et bamboo rafting.

Et tout commence par le pick up, une mission. 4 français sont d’ores et déjà entassés à l’arrière d’un tuktuk/mini van. On est rejoints ensuite par deux hollandais, deux belges, deux polonais et alors qu’on était serrés au max du max, deux québécoises super cool se joignent à nous. Pas de place cependant dans le van, le chauffeur ouvre la porte arrière du truk et installe deux petits tabourets pour qu’elles puissent s’asseoir. C’était super dangereux!!!!

Après quelques courses pour ces 3 jours (eau, PQ et snacks), nous nous dirigeons vers le camps d’éléphant, qui n’est pas très loin. A peine arrivés, on nous conduit vers l’espèce de plateforme pour qu’on puisse monter sur notre éléphant avec nos bâtons de canne a sucre. Notre éléphant est super lent, il s’arrête toutes les 2min pour manger et on est rapidement relayés à la dernière place! Bon hein le chemin est super court et se ferait facilement en 10 min a pied mais en éléphant, ça nous a pris 45min!

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On enchaîne tout de suite après, par un déjeuner rapide où notre guide, Good nous dévoile sa personnalité de semi Lady-Boy puis, par un trek de 5 heures pour rejoindre le premier camp! C’était facile au début puis ça rigole moins lorsqu’on arrive sur des chemins escarpés et raides qui me rappellent beaucoup le trek des pinacles à Mulu (mais heureusement que c’était raide que sur la fin!); le tout dans la bonne humeur de Good qui ne cesse de chantonner le petit air “mamaaaa” de “The Bohemian Rhapsody” de Queen à l’intention d’une des françaises qui était dans sa soixantaine! Entre temps, on se fait tatouer au marker indélébile, notre nom en Thaï et puisque le guide est super cool et qu’il avait pitié de nous (car on avait un seul sac à dos pour deux), il nous avait filé son sac “My Melody” pour qu’on décharge un peu. La Honte.

On arrive au camp pile poil lorsqu’il commence à tomber des cordes et la vue est époustouflante! Après le dîner, le guide s’était joint à nous avec une bouteille de vodka où tout le monde était sommé de trinquer en thaï façon lady-boy puis de boire un shot. On a même eu droit à une veillée comme en camps de vacances! Un peu de musique et des histoires de fantômes chinois (ou thaï)  où les esprits, avec de long cheveux noirs avec du sang plein le visage “me ressembleraient”. Sympa! Surtout que les toilettes se trouvent à l’extérieur du dortoir, à 50 mètres, où, pour y parvenir il fallait patauger dans la gadoue dans le noir, au milieux des champs de maïs! Et tapette comme je suis, j’ai du réveiller Derrick à chaque fois pour qu’il vienne avec moi haha.

La journée suivante, c’est trek only avec au programme, 3 cascades! Les paysages sont beaucoup plus impressionnants: on sillonne des vallées luxuriantes, coupe à travers des plantations de bamboo poussant dans tous les sens. Pas mal de personnes se cassent la gueule à cause de la boue et durant toute la matinée, le guide taille des baguettes de bamboo pour chacun d’entre nous. A l’heure du déjeuner  après avoir bien sue, on arrive aux premières cascades et c’est avec joie que tout le monde se jettent dans l’eau glacée, pendant que le guide nous prépare le déjeuner dans des plats taillés dans du bamboo. Classe!

 

Après ça  c’était plus vraiment drôle car la marche devenait de plus en plus intense, glissante et éreintante. Y avait juste les canadiennes, Catherine et Alexandra, qui ne tiraient pas la gueule mais le groupe en tête haha. Il fallait par moment sauter sur des cailloux ultra glissants et noyés dans les rivières ou marcher sur des troncs d’arbres super étroits. Les cascades étaient tout aussi cool que la première mais tout le monde était au bout du rouleau et que tout ce qu’on voulaient c’était en finir et arriver au camps le plus vite possible. Surtout quand la pluie s’en est mêlée haha

Le deuxième camps était tout aussi cool que le premier! Par contre on voyait qu’il y avait du passage.. La moustiquaire par exemple servait vraiment à rien du tout puisqu’il y avait des trous partout, la literie était dans un sale état et il y avait pleins d’échantillons de shampoing et de savons dans la douche (ou très mince filet d’eau gelée provenant d’un petit tuyau dans une petite hutte en plein air). Au dîner,  avec Catherine et Alexandra, on avait appris aux polonais et a Derrick quelques mots de français/français québécois genre beurre et beuuuuuuuur!

Le lendemain, on continue la marche en direction du club de rafting. Le trek est de seulement 30 min aujourd’hui mais mes jambes pèsent des tonnes. Je suis trop morte! On croise énormément de touristes, tous venus faire la fête et Good nous laisse au club de rafting en nous souhaitant un “good bamboo submarine” sans qu’on comprenne vraiment. Au rafting, deux groupes sont formés “automatiquement” : les 3 couples (les hollandais, les polonais, nous) + une des québécoises et les français/belges + une autre québécoise de l’autre. Je pensais avoir une team de winner mais j’avais en réalité une team de gros lards! Du coup, le rafting, c’était lent. Et c’était encore plus lent que lent quand on devait aller lentement! On ne parle pas du bamboo rafting qui pour nous s’était transformé en bamboo submarine! On vient de piger la blague!

On est rentrés a Chiang Mai lessivés avec des cuisses de cyclistes.

 

 

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