Luzon yourself in Banaue

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LA CLAQUE! 
 
En face de nous, les rizières en terrasse de Banaue, une des merveilles du monde. Malgré la grisaille, le paysage est à couper le souffle. Les champs de riz sont d’un vert vif et forment des cascades à perte de vue. Là, était notre premier stop aux Philippines. Et pour en arriver là, c’était un véritable parcours du combattant. 
 
Le lendemain du trek du Mont Kinabalu, on avait prit l’avion pour Manille-Clarke puis enchaîné jeepney, bus, hôtel le plus horrible de ma courte vie (pour obtenir l’eau chaude, il a fallu qu’on plug un câble électrique et mettre ce câble dans la bassine, les toilettes ne sont en fait qu’un bidet sans chasse d’eau, la fenêtre était faite en bois et ça grouillait de cafard), van privé avec cafards à l’intérieur et enfin, tuktuk à la gloire de Jésus. Lorsqu’on arrive à Banaue, tout est gris: les immeubles, le ciel et même les habitants! Les immeubles tombent en ruines, les rues goudronnées ont l’air d’avoir été inachevées et laissées à l’abandon. Les quelques commerces et restaurants donnent à peine l’envie d’y entrer et la gastronomie locale n’a rien d’exceptionnelle. Et pourtant, j’ai adoré Banaue! On avait déjà eu une petite idée de ce qui allait nous attendre, en arrivant par ces routes de montagnes entourées de rizières en terrasses. C’est incroyablement beau et très peu fréquenté par les touristes. Le kiffe! On est retourné sur le view point le lendemain pour le plaisir des yeux et le ciel était bleu! Mais bon le ciel gris donne un air plus dramatique.
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Le lendemain, cap sur Sagada, le village des cercueils suspendus. C’est aussi gris que Banaue mais en plus glauque! Et en plus, il pleut à notre arrivée. On prends vite le pouls du village (mais quel pouls??) dont les maisons aux façades ternes s’entassent les unes sur les autres, on croise des vaches par ci par là qui broutent l’herbe sur le terrain de basket ball, on rencontre des charmants philippins qui sont invités à un mariage, ICI, à Sagada et on book un trek le lendemain pour ces fameuses tombes suspendues. Adeline poussera la visite un peu plus, jusqu’aux grottes qui encerclent le village avant de prendre ses jambes à son cou lorsqu’elle entendra des voix venant de nulle part…
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Le lendemain, le “trek” pour les cercueils suspendus est bouclé en trois heures. Le chemin était assez glissant, rocailleux et dense en végétation. Bon c’était pas trop difficile à part cette rivière qu’il a fallu traverser et qu’on a décidé de contourner en escaladant les rochers. GRAVE ERREUR. Ça donne ça:

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La découverte des cercueils suspendus est assez époustouflante. C’est une pratique qui est officiellement interdite mais continue d’être perpétuée cependant pour les plus âgés des membres des tribus.
 
Quand une personne décède, elle est attachée avec des cordes sur une haute chaise qui restera sous le porche de la maison durant la période de deuil. Le cercueil est préparé et emmené jusqu’à la falaise où il sera descendu avec des cordes à l’endroit choisi. Plus tard, le corps sera transporté et placé dans le cercueil par des jeunes de la tribu; et en raison de la rigidité cadavérique, de la forme du corps suite à la position sur la chaise et de l’étroitesse des cercueils, on hésite pas à casser quelques os…
 
Le guide nous explique qu’ils sont accrochés sur le flanc des montagnes par des groupes ethniques pour être “plus proches du ciel”. C’est une assez belle image. 

Demain, on change d’île pour Bohol et le soleil!
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