Mont Kinabalu, l’attaque!

Le Mont Kinabalu c’est un peu la star d’Asie du Sud Est avec ses 4095m et si tu n’as pas fait l’ascension, t’as rien compris. Bref celui là, je ne pouvais pas le louper! Et parce que c’est une grosse attraction touristique, grimper le mont est une activité assez coûteuse et il faut booker sa place des mois avant!
Il est presque 8h du matin et nous sommes à l’entrée du parc national de Kinabalu pour la première partie du trekking et il y a des chinois par centaines!!! Ils sont tous équipés de matériels de randonné tout neufs, avec des trucs high tech inutiles, qui les font passer pro et se la racontent genre “le-mountain-trekking-c’est-tellement-mon domaine”.

Le mec de l’agence de trekking nous a d’abord enregistré auprès du parc afin que l’on puisse obtenir les permis, nous a filé un lunch pack, nous a attribué un guide pour Ade et moi et le trek a commencé. On avance derrière Ronnie, le guide au mollets énormes, lentement. Très lentement. Sûrement une réflexion de novice dans l’ascension de monts. Bon on a vite compris pourquoi. 6 km de montée rude nous attend pour rejoindre le camps de Laban Rata et hormis quelques passages, le Mont Kinabalu c’est clairement une montée de rochers et d’escaliers du type hyper irrégulières, allant d’une dizaine de centimètres au demi-mètre… Les paysages étaient incroyablement beaux et diversifiés mais c’était chiant. Surtout quand la pluie et le vent ont commencé à s’en mêler. La sueur se mélangeait à la pluie, bref j’y voyais plus rien!

Après 5h de marche, on arrive enfin au refuge. C’est chaleureux, calme mais il caille grave. Je ne rêve que d’une bonne douche brûlante mais évidemment, l’eau est glacée (on a tous préféré sentir la mort). Le calme n’a pas duré longtemps puisque quelques minutes après, on est rejoint par un groupe massif de chinois. Bref au lit à 19h après une journée rude, malgré la cacophonie des chinois dans la salle commune du chalet.

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Le lendemain, à 2h du matin, tout le monde est prêt à partit à la conquête du Mont Kinabalu, la tête dans le cul après une courte nuit au refuge. Je ressemble à un zombie. Mes jambes sont encore endoloris à cause du trek de la veille pour rejoindre le refuge et je suis super énervée de la veille à cause des chinois (ils  crient fort!). Ça commence déjà mal (tout comme à Mulu! haha). Tout le monde s’équipe chaudement et c’est à la queue leu leu qu’on commence la seconde partie de l’ascension, lampe frontale en marche! La montée est vraiment rude. En fait, la seconde partie est, tout comme la veille, une succession d’escaliers. On entends les gens se plaindre, souffrir, cracher leurs poumons et même vomir.

C’est ainsi pendant plusieurs heures. Ronnie m’aide énormément malgré le fait qu’il en ait marre que je me plaigne sans cesse. Ca se voit à sa tête. Ade, elle, m’a lâchement abandonnée pour survoler la montée, devant. Easy pour elle, qui a d’ores et déjà finit le trek des pinnacles à Mulu quelques semaines plus tôt. Durant la montée, mes jambes flageolent, mon nez coule comme un robinet, mes lèvres sont bleues et j’ai beaucoup de mal à respirer à cause de l’altitude.  Après des heures de montée d’escaliers, le décors change et il faut désormais grimper un sol de granite à l’aide de cordes. Le paysage est vraiment sublime malgré la brume, la pluie et mon nez qui coule. On arrive bientôt au sommet et ça commence à être extrêmement raide.

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Au sommet, c’est le soulagement. La délivrance! Le bonheur est tellement unique et indescriptible. On en oublie la fatigue et l’adrénaline prend le dessus ainsi que le bonheur d’avoir réussi quelque chose qu’on pensait infaisable. N’espérez pas être les seuls à admirer le paysage. Il y a des chinois partout partout partout! Autant dire qu’Adeline et moi avions galéré pour avoir une photo potable de nous au sommet sans qu’elle ait été photo bombé. Ce jour là, nous n’avions pas eu de chance, il n’y avait pas de lever de soleil, juste de la brume. A ce qu’il parait, le lever du soleil sur le Mont Kinabalu est époustouflant!

 Vers 7h, après un lever de soleil inexistant, on reprends le chemin du retour. Beaucoup plus facile! On a droit à un petit moment de répit au refuge avant d’entamer le trek du retour. Au final, on en a pleuré. Moi pour la montée, Adeline pour la descente. Et on a fait des rencontres assez fantastiques dont Eric le brésilien fou et Gadiy le malaisien séducteur!

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