Gaspésie

Au total, la Gaspésie c’est 2300km de bagnole, des heures passées dans la voiture (entre chaud et froid), des kg de frites et plus d’une cinquantaine de tomates cerises engloutis, trois gîtes visités et une auberge de jeunesse, des milliers d’oiseaux, des centaines de phoques et une vingtaine de baleines. C’est aussi le lieu où dame nature a réunit tous ses efforts pour en faire un lieux grandiose, entre mer et montagne. Un lieu qui rappellera la Bretagne avec son littoral, son climat et sa douceur de vivre. Et c’est ici que nous sommes parties “exploiter le V de PVT” pour mon dernier road trip.

Voiture réservée à J-quelques jours du départ, itinéraire crée et démission donnée à l’hôtel Nelligan, me voilà enfin prête à partir vers de nouvelles aventures au pays des caribous. Ça tombe bien, Anne Cha a aussi quitté son emploi. Ça sera donc un voyage de 5 jours un peu à la wannagain, parce que nous, on aime ça l’aventure! (haha)

Le premier jour – et on s’y attendait – fut une journée de route afin de rejoindre notre première étape, Saint Anne des Monts, au nord de la péninsule Gaspésienne. Sur la route, rien de bien grandiose niveau paysage, on a juste hâte d’être dans un lit ou sur un rocking chair avec vue sur la mer; les toilettes à proximités (les toilettes dans les stations Petro Canada sont quand même nettement plus propres qu’en France!). Et ce n’est qu’une fois arrivées en Gaspésie que commence le défilé de magnifiques panoramas. Nous avions pu assister au plus beau couché de soleil (c’est ce qui se dit dans la province de Québec) juste avant de gagner la première étape. Plus beau couché de soleil? J’en doute mais magnifique quand même…

Partir sans avoir rien réservé c’est bien mais c’est parfois risqué. Surtout lorsque, quelques jours avant notre départ, un français venu également découvrir les trésors de la Gaspésie a été retrouvé mort dans sa voiture, là où il aurait dormi! Bref, il est 21h lorsqu’on arrive à St Anne des Monts, la nuit est tombée et on voit vraiment rien! Les gîtes étaient complets (enfin LE gîte) mais heureusement, les miracles existent parce que Diane, une charmante dame à qui nous avions demandé notre chemin nous a proposé de dormir chez elle puisqu’elle avait trois petits lits de disponibles! On se serait crus un instant dans le Seigneur des Anneaux tellement les chambres ressemblaient à des chambres de hobbits. Rien de péjoratif au contraire puisqu’on a jouit d’un très bon accueil personnalisé, tout était ordonné et propre, les chambres étaient vraiment confortables et nous avions pu être au contact de la population “locale” et de nouer des liens cordiaux avec (bon Diane venait de Montréal). C’est également dans cette ville portuaire que j’ai pu manger mon tout premier smoked meat, une sorte de sandwich à la viande fumée dans une cantine au bord de la mer! Un véritable régal… Tout aura été parfait jusqu’au départ puisque nous avions également eu droit à un petit déjeuner digne de ce nom: salades de fruits, tartines avec confitures maison… A part ça, je pense que la ville mérite le coup d’être visitée. Se balader le long de la jetée est agréable,de même que voir des sculptures taillées sur bois présentes dans toute la ville; il y a peu de touristes, et l’accueil chaleureux des habitants reste inoubliable. Merci à Anne Cha d’avoir ouvert sa grande bouche puisque ça, combiné à la gentillesse des habitants = visite avec JB et Yann de la criée aux crevettes!

Après ça, en route pour le Parc Forillon, sur la pointe de la péninsule où les plus gros animaux du Canada nous attendaient pour être observés. Nous n’avions pas vraiment eu le temps de visiter le parc mais nous avions pu assister au Ballet des Baleines, un spectacle unique et sensationnel (!) sous un vent glacial… Un moment unique à faire et pourquoi pas à refaire pour les mordus de baleines qui étaient très nombreux ce jour là. Tadoussac serait THE place pour voir des baleines mais finalement, la Gaspésie c’est aussi bien! Puis en prime, nous avions pu voir des phoques griller sur des rochers, comme des boudins, au soleil. Après toutes ces belles images plein la tête, cap vers Percé, où nous avions trouvé refuge dans une auberge “La Maison Rouge” puis remplis nos estomacs dans l’un des nombreux restaurants servants des plats à base de poissons. Coup de coeur pour leur Fettuccini au saumon. Yummy!

Quelques mots qui décriraient Percé… c’est très touristique. Déjà, parce que le “must see” de la Gaspésie c’est bien évidemment le rocher Percé et l’île Bonaventure qui abrite des fous de bassan. La ville est également considérée comme étant l’un des plus beaux villages du Québec. C’est vrai que Percé est à voir. La ville est animée, remplie de restaurants, de boutiques souvenirs et de stands qui vendent des tickets pour l’île Bonaventure et les touristes ont l’embarras du choix en ce qui concerne les établissements hôteliers qui sont présents tout le long de la route 132. Le Rocher Percé n’a vraiment rien d’exceptionnel – en tout cas pas sous un ciel gris – mais puisqu’il ne sera plus là dans quelques années, je peux dire que je l’ai vus (héhé). En revanche, l’île Bonaventure abrite des milliers et des milliers de fous de bassan, ce qui la rends intéressante même pour les non ornithologues. La marche à travers l’île a été peu enrichissante et a révélé une flore extrêmement pauvre, pour ne pas dire morte…

Dans l’après midi, départ pour Carleton, petite station balnéaire à dimension humaine se trouvant dans la Baie des Chaleur. Les plages ne sont pas réellement attrayantes mais le climat est nettement plus chaud et doux que la côte nord de la péninsule. Cette ville n’a pas de réel attrait touristique mais constitue tout de même une bonne étape pour les touristes. Rencontre avec Betty, notre hôte du gîte le Barachois qui nous a offert un accueil des plus exemplaires. Et c’est ici que j’ai obtenu ce dont je voulais: un rocking chair faisant face à la mer; avec en prime un beau soleil et des pâtisseries maison!

 

Dernière étape à Rimouski, ville animée du Bas Saint Laurent avec nombreux commerces et restaurants. Sur la route en direction de “la terre à orignal”, de nombreux magnifiques paysages se dessinent; plus particulièrement dans la Vallée de la Matapédia, à la frontière du Nouveau Brunswick. De nombreuses personnes y viennent pêcher le saumon; très présents dans la rivière qui sépare les deux régions. Ici, les paysages étaient vraiment très différents ce qu’on avait pu voir jusqu’ici et c’est certainement mon coup de coeur du voyage. Cette région réserve de magnifiques points de vue entre forêts et rivières.

 
A proximité de Rimouski, visite de la réserve naturelle du Bic qui offre de nombreux sentiers de randonnées et où il est possible d’observer de près des phoques se prélassant et se chamaillant sur des rochers. Malheureusement, nous n’avions pas eu l’occasion de voir d’autres animaux – excepté des chipmunk et la visite fut assez brève. Retour sur Rimouski où il était possible de se promener le long de la jetée avec un petit couché de soleil. En soirée, nous avions pu ENFIN manger notre plat de moules frites dans un restaurant local, avant de rejoindre le gîte Victoria. Repos bien mérité avant de reprendre la route pour Montréal.
 
 

La Gaspésie fait rêver nombre de voyageurs, nous inclus. Ces 5 jours ont été terriblement dépaysants et pour un dernier road trip, le meilleur pour la fin!

See you in Paris!

 

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